Billet n°18 : du 18 au 31 octobre 2012 : MADERE

MADERE

Valérie

Madère est la plus grande ile de l’archipel, longue de 57 km et large de 22 km, soit 741 km2, dont la majeure partie est montagneuse. L’ile est composé de pics qui surgissent de l’océan (les fonds atteignent 2000 m de fond à 4 M des cotes) et de falaises abruptes qui surplombent la mer. Les sommets culminent à plus de 1500 m.

La riche terre volcanique et le climat tempéré ont donné naissance à une étonnante variété de fleurs, d’arbres ….Plus de 200 espèces d’oiseaux ont été répertoriés dont un cinquième sont endémiques.

Nous sommes arrivés le 18 octobre à Madère, le vent soufflait encore 25 à 30 Nœuds dans la marina et une dépression était prévue encore les jours qui suivaient, ce qui fait que nous avons été bloqués à la marina tout le début de la semaine suivante, grosse pluie, beaucoup de vent et les bateaux qui bougeaient énormément dans la marina, malgré l’amarrage conséquent. Bref, nous n’avons pu commencer à profiter de Madère que la deuxième semaine. La marina étant totalement isolée, nous avons loué une voiture pour quelques jours. Nous avons commencé par Funchal, ville très jolie où une surprise attendait les enfants, un spectacle de rue avec un perroquet et un aigle, les enfants ont beaucoup aimé, nous avons pu les toucher, tout le monde était ravi.

Puis nous sommes rentrés le soir par la route des montagnes et là, aie, il ne faut pas croiser un autre véhicule , de plus les routes étaient encombrées de roches , de branches , de parties de tronc d’arbre , suite à la dépression passée , des glissements de terrain avaient aussi eu lieu .

Le lendemain, nous prenons la direction de la Baia d’Abra, où une randonnée de 3 heures nous attend, paysage superbe, roche volcanique de couleur rouge, brun, doré…

Les enfants ont bien suivi avec la promesse d’une glace au retour !

Le surlendemain, nous partons en randonnée dans une levada, au Pico das Pedras, petite balade de 2 heures, en plein dans les nuages, à 900 m d’altitude, à suivre la levada, un sentier qui côtoie une canalisation à ciel ouvert qui permet d’acheminer l’eau dans toute l’ile, Madère en est truffée, cela fait des chemins de randonnée partout dans l’ile.

Le dimanche qui suit s’annonce de nouveau très pluvieux et les fichiers Grib , nous montre une autre dépression qui se profile, avec des vents de sud ouest, qui vont nous bloquer jusqu’au 4 novembre .On décide donc de partir 2 jours plus tôt que prévu pour ne pas rester bloqué . Tous les équipages se retrouvent le soir, à l’apéro pour discuter des options à prendre, la plupart descendent sur les Canaries, pour préparer la traversée de l’Atlantique en décembre. Après une solution de repli sur le Maroc , à Agadir , nous décidons finalement de faire route le mardi 30, sur les Canaries , la dépression ayant pas mal perdu de sa force et les vents n’étant plus de face , comme au départ.

De plus, nous avons enfin fait connaissance de bateaux avec des enfants, il faut dire que le monde du voyage commence vraiment à Madère, quasiment tous les bateaux sont des bateaux de voyage. Nous avons donc sympathisé avec Atipik, un catamaran catana avec 2 enfants, qui font aussi route sur les Canaries, on va donc faire le chemin ensemble, c’est plus sympa.

Nous sommes donc la veille du départ, aujourd’hui, les enfants font du CNED, ce matin, Yann installe l’éolienne qui est enfin arrivée samedi, après un détour par Porto Santo, l’avitaillement a été fait, il reste le plein de gasoil , et à préparer quelques repas pour la navigation à venir , et nous sommes prêts à partir demain .

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Dernière modification le Mardi, 13 Août 2013 17:45
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