Billet N°17 : du 11 au 17 Octobre 2012 PORTO SANTO

PORTO SANTO

Yann

Porto Santo est la plus petite île habitée de Madère. Elle fait 11 km par 6 km (41 km2) Elle fut quand même découverte un an avant Madère. Elle a des pics en cône qui ne laissent pas de doute sur son origine volcanique.

Notre arrivée fut le plongeon dans le monde des îles et de l’Aventure. Je veux dire par là que nous avons eu, instantanément, la sensation de rentrer dans une autre dimension. Un petit port, où un tiers des 125 places est occupé par des bateaux de voyage. Un climat chaud et humide, du moins les premiers jours, qui vous fait transpirer sans rien faire. Une île semi désertique où les palmiers côtoient les cactus, agaves et autres plantes grasses. Et puis Porto Santo, ceux sont des roches d’une très grande variété de natures et de couleurs.

Dès notre arrivée ,l’accueil est très bon, aide à l’amarrage, le serrage de paluche une fois le bateau arrimé, avec le « Bem Vindo » (bienvenu) qui fait toujours plaisir. Nous avions déjà eu un très bon contact avec la marina par mail et par téléphone, notamment à cause du suivi du retour de notre éolienne qui se fait désirer.

A peine arrivés, ceux sont les formalités de douane et de port. Elles se font en 1 heure et avec gentillesse. Retour au bateau et là, découverte d’une chose surprenante : les « patchs » des bateaux qui sont passés ici. Le mur de la jetée (une centaine de mètres) et de la contre jetée en sont remplis. C’est marrant de voir toutes les signatures des bateaux qui sont passés. Chacun a mis en avant sa nationalité, ses origines le plus souvent, ainsi que la signature de chacun de leurs membres d’équipage. Chaque fois que nous passerons devant, nous en découvrirons de nouveaux. Nous y trouvons une forte représentation des Anglais, Norvégiens, Danois et Suédois. Des Français bien sûr mais le plus souvent accompagnés de leur régions : Bretagne en premier lieu, Vendée aussi, Sud méditerranée aussi, etc.

Porto Santo, c’est le plaisir d’une plage qui commence juste de l’autre côté du port. Elle est grande, magnifique. Elle est parée de fin sable jaune, piqué de grains noirs de lave. Et la mer qui vient lécher sa grève, revêt des tons turquoise et bleus. C’est notre première vraie plage paradisiaque. Les enfants l’adorent, surtout quand l’eau est enfin chaude. 25°C pour vous servir ! Il y a même quelques parasols en armature métallique coiffés de vraies feuilles de palmiers. Cette plage est renommée, puisque c’est la seule de tout Porto Santo et Madère. Les Madériens y viennent le week-end d’ailleurs. Cela paraît d’ailleurs curieux cette plage de sable fin et jaune dans un milieu volcanique ou les bruns dominent.

La ville de Porto Santo est à une petite ½ heures de marche le long de celle ci. C’est là que nous ferons nos approvisionnements, et que nous ferons notre premier atterrissage en annexe. Nous en tirerons nos premiers enseignements pour essayer d’être moins mouillés les fois suivantes. Pourtant les rouleaux n’étaient pas gros.

A Porto Santo nous trouvons aussi le rythme tranquille de la vie, et les habitants qui prennent le temps de la voir s’écouler. Une des grandes motivations du voyage pour Valérie et moi.

En fin de séjour, nous louons une voiture pour faire le tour de l’île. En premier lieu nous allons à l’autre bout de l’île, là où se termine la plage : Punta Calheita. Magnifique décor de sable et de roches volcaniques. Vue sur les petits îlots noirs et acérés. Nous nous arrêtons pour manger sur la terrasse d’un restaurant où je mange une des spécialités de Madère : l’Espada (le poisson sabre) à la banane et au coulis de mangue. Délicieux ! Valérie prendra une autre spécialité le Picada de biff (cube de bœuf avec sa sauce mystère). Repus nous roulons sur les routes en zig zag de l’île. Nous découvrirons l’autre côté qui est encore plus déchiqueté. Pour finir l’après midi, nous grimperons sur le Pico de Castelo à 444 m d’altitude. Les filles nous surprendront à courir pendant ces 2 bonnes heures de marche, sur un sentier de marches caillouteuses, à grimper, descendre sans paraître fatiguées. Pourtant elles ne raffolent pas des marches à pied. La vue en haut vaut le coup. Nous pouvons embrasser toute l’île et seul le Pico Facho est plus haut que nous.

Dernière chose à faire avant de repartir, notre patch, après différentes ébauches proposées par Valérie, nous en choisissons une, et Valérie s’attelle à la peinture de celui ci, elle laisse un emplacement pour que chacun de nous y mette sa signature.

Nous sommes fiers de notre patch !

TRAVERSEE de PORTO SANTO à MADERE

35 Miles Nautique séparent Porto Santo de la Marina Quinta Do Lorde (la demeure du Lord). Nous larguons les amarres à 11h30, le CNED est bien avancé. Dehors le vent souffle à 15 nœuds avec des rafales à 20, nous décidons de prendre un ris (réduction de la voilure) dans l’avant port. Puis nous faisons cap direct sur la pointe Est de Madère, en longeant la côte de Porto Santo que nous distinguons dans les nuages.

Au fur et à mesure que nous nous éloignons, le vent forcit et s’établit à 20 nœuds avec des rafales à 25. Je décide, même si le gréement souffrira un peu plus, de ne pas prendre le 2ème ris. En effet, en débordant l’île, c’est une houle de plus de 4 mètres qui nous cueille et nous ballote par vent de travers. Tout le monde est malade. Comme le vent ne monte plus, et que la prise d’un ris avec tout le monde malade ne me dit rien, nous en restons là. Mais j’aurais du, j’aurais gagné en sérénité, la barre aurait été moins dure et Valérie aussi, aurait moins stressé.

Par contre du côté des performances, nous sommes servis : 8 nœuds de moyenne, puis 8,5 et enfin 8,75 avant de passer le Cap Sao Lorenzo de Madère. Et tout cela avec un ris dans la GV et un ris dans le génois. Au total c’est 7,8 nœuds de moyenne sur le trajet avec en prime, un surf à 13,9 noeuds.

Avant d’entrer dans la marina nous allons explorer la Baiä d’Abra, le seul mouillage reconnu de l’île et qui n’est qu’à ¼ d’heure de la Marina. Suite aux sensations fortes, l’équipage veut gagner la tranquillité du port. Le capitaine abdique pour leur bien.

L’arrivée dans la marina est sportive et l’amarrage vent de travers (30 nœuds de vent dans la marina) nous fait rayer l’arrière de la jupe. Et encore, heureusement que le zodiac de la marina nous a aidé. Avec le recul, il n’y avait pas grand-chose à faire contre le fardage (la prise au vent du bateau sans voile), si ce n’est des coups d’accélérateur plus fort.

A 16h45 nous sommes amarrés, fin de cette traversée rapide et stressante.

Toutes les photos ici

Dernière modification le Mardi, 13 Août 2013 17:45
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