Billet n°13 : du 20 au 23 aout. Descente sur Leixoes

Billet n°13 : du 20 au 23 aout. Descente sur Leixoes.

Valérie

Le lundi 20 aout, à 8H45, nous quittons Playa Bueu (Espagne), en direction du large.

C’est du brouillard que nous avons dés le début, et nous devons mettre le radar en route et jouer de la corne de brume régulièrement. Vers 11H45, le brouillard commence à se lever et là surprise, des dauphins (4 à 5) viennent jouer avec l’étrave d’Appaloosa, les enfants se précipitent à l’avant sur le trampoline, pour les observer. Ce qu’il y eu d’encore plus magique c’est la transparence de l’eau. En effet, nous sortions du brouillard, il n’y avait que peu de vent. La mer était donc très calme. Jamais Yann n’avait vu aussi nettement les dauphins dans l’eau. Cela a donné de très belles photos et film. On pouvait presque les toucher en tendant la main. La frontière entre l’eau et l’air était ténue. Seul les gerbes nous la révélait. Dans les photos vous verrez même le reflet du ciel sur l’eau. Ce fut un pur moment de bonheur pour tout le monde, c’est étonnant à quel point ces animaux ont un pouvoir apaisant, ils appellent à la douceur, à la sérénité.

La navigation vers Leixoes est tranquille, on met même le spi (avec le tangon cette fois), pour qu’il ne s’enroule pas autour du génois. Cependant, le retour soudain du brouillard de mer, le soir, au large du Portugal, nous le fait enlever. Nous avions d’abord cru à un brusque changement de temps. Ce brouillard est venu tel un mur venant du large. Finalement cela n’a rien changé quand au vent. Ce n’est que bien plus tard que le vent mollit, il mollit tellement, que le génois est remballé et le moteur mis en route. Après, tout le monde va se coucher, sauf le capitaine qui entame son quart, il me réveillera une heure avant l’arrivée vers 23H00, pour affaler la Grand voile, en effet, l’atterrissage sur Lexoes est prévu vers minuit. L’approche du port fait fortement penser à Donges, en effet ce port est précédé d’une raffinerie et il y a beaucoup de bateaux en attente, le trafic est dense.

On prépare l’ancre, nous avons l’intention de nous mettre au mouillage, dans l’avant port, on avance tranquille et on croise au moins 25 bateaux de pêche qui sortent très rapidement du port. On allume le feu de pont pour être sur qu’ils nous voient. La sortie d’un cargo accompagné d’un remorqueur nous assure stress et spectacle. Les bateaux de pêche, telles des abeilles, tournent et virevoltent autour du cargo… et nous sommes les seuls à vouloir entrer.

Le lendemain, Appaloosa se met à quai dans la petite marina, notre première marina portugaise, le drapeau portugais est hissé. Il s’agit de la plus ancienne marina du Portugal. De là, nous allons visiter Porto une journée, en prenant le bus tout proche. Porto est superbe, nous avons le temps de visiter plusieurs monuments, de se balader dans les rues de la ville, qui sont très colorées. Porto donne sur le fleuve du Douro, ce même fleuve est enjambé par un pont, le pont Maria Pita. Mais pourquoi je m’intéresse à ce pont ? Car je suis auvergnate et qu’en Auvergne, il existe un pont identique construit par Gustave Eiffel, le Viaduc de Garabit. Après vérification, le pont Maria Pita a bien été construit par Gustave Eiffel en 1876, il mesure 352m de longueur, 61,2 m de haut et 6m de large, Le viaduc de Garabit lui se trouve dans le Cantal, il enjambe la Truyère, il mesure 564 ,69 m de long, 20 m de large et 122 m de haut. Garabit a été construit en 1880.Les deux ont en communs d’être des viaducs ferroviaires, celui de Porto est actuellement désaffecté, par contre le viaduc de Garabit est toujours en fonction. Depuis plus d’un siècle, l’Aubrac Express surplombe la vallée de la Truyère, la vitesse sur le viaduc est limitée à 10 KM/heure. Voilà c’était la parenthèse auvergnate !

Les photos ici

Dernière modification le Mardi, 13 Août 2013 17:41
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