ESPAGNE :Billets 8 à 12

Billet n°8 : GIJON

17 Août 2012
Écrit par Publié dans ESPAGNE :Billets 8 à 12


Valérie

Gijón, escale imprévue mais c’est une bonne surprise, la marina est en plein centre ville,
Qui est pleine de charme. Les maisons sont colorées, un peu comme en Alsace, avec des colombages mais avec la chaleur du sud.
Nous resterons 3 jours pour profitez tous les soirs de la musique jouée dans les rues, avec spectacle de cracheurs de feu en plus. On découvrira même un magasin façon « la maison du fromage de Saint Nazaire « mais version espagnole !
Les rues sont joliment pavées et la plage est directement dans le centre ville, ceux qui fait que cela est drôle de voir les espagnols aller à la plage après le travail en plein centre ville.
C’est aussi une escale technique puisque nous sommes là pour dénouer le spi qui s’est enroulé autour du génois et enlever le fil de pèche enroulé autour du safran.

Les photos de Gijon

Les photos des grands voiliers


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Yann

Nous revoilà parti de Gijón pour la fin de la traversée du Golfe. Comme d’habitude la météo, ou du moins le vent s’annonce de face. Il n’annonçait pas de vent favorable avant jeudi, et nous sommes samedi 4 Août. D’où une grande leçon que je risque de me répéter souvent. Le voyageur n’a pas d’horaires, il part quand les vents sont favorables. Mais nous avons rendez vous, certes le dernier et lointain mais il nous contraints, et c’est la meilleure chance d’avoir des pépins. Il faut naviguer en météo favorable pour se préserver, préserver le bateau. Cela a l’air anodin comme cela, mais c’est de la plus haute importance. D’ailleurs ne dit-on pas qui veut aller loin ménage sa monture ?
Bref nous partons puisqu’il le faut et à mon regret parce que je commençais à prendre mes repères. Je reste un peu sur ma fin ! Comme à l’aller 2 mètres de houle nous attende à la sortie, sans doute du au plateau continental. Et puis un Pétrolier nommé « Dramgracht » nous oblige à faire un virement de bord. Tout le monde est plus ou moins barbouillé, excepté le capitaine, malheureusement comme d’habitude. Vers 14h un autre Cargo nous oblige à faire de même.
Vers 17h, le vent ayant forci nous décidons de remballer le screecher, sachant que pour Lucas et Valérie c’est une première, je passe les consignes, mais par faute d’expérience, il se met en torchon. Résultat nous devons l’affaler, cela prend 1 bonne heure à 2 et je ressort trempé. Et oui il faut aller sur le bout dehors (il s’agit d’un appendice de 2 mètres qui sort pratiquement à l’horizontal et qui permet d’amurer une autre voile plus grande que le Génois). A 18h, nous prenons un ris dans la Grand Voile, nous avons force 5.
Mais juste avant, apparaissent ce que Valérie voulait tant voir : des dauphins. Ils sont bicolores et très nombreux : au moins un trentaine. Ils évoluent de façon disséminée. Le spectacle est très beau. Les enfants sont ravis de voir ces animaux majestueux  qui glissent sur l’eau. De temps en temps un saute entièrement de l’eau. Cela dure au moins ½ heure.
Une fois le plateau continental passé, la houle s’apaise. Le soir le vent ayant faibli nous larguons le ris. La nuit la Lune joue à cache-cache  derrière les nuages, c’est un décor fantasmagorique. Après le quart de Valérie nous virons de bord. Il est tellement mauvais que je nous fais appuyer du moteur.


Le matin de l’avis de tous et un peu contre celui du capitaine, nous faisons route directe, nous perdrons moins de temps, par contre ça cogne dur. Ceux sont les conditions les plus désagréables que nous avons, elles sont aussi dures que celles que j’ai connues après les Açores. Il faudra attendre 18h pour pouvoir virer direction La Corogne avec l’appui des voiles.
La nuit suivante se passe bien, Rozenn assure un vrai quart, ce qui me permet de dormir jusqu’à minuit. Je suis fière de ma fille, elle a assuré une veille efficace. Le matin au réveil successif des enfants et de Valérie, c’est sous un ciel gris et pluvieux que nous abordons le rivage. Le temps se dégage progressivement et nous nous amarrons au quai de A Corona à 12h. Tout le monde est ravi d’être arrivé bien sur.

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TRAVERSEE La Corogne –  à Sanxenso (Espagne)
Qui se transformera en La Corogne à Pedras Negras (Espagne)

Yann et Valérie

Nous partons le lundi à 13 h00 de La Corogne, nous avons récupéré au dernier moment le colis du CNED de Rozenn. Le départ peut donc avoir lieu. Il pleut, il fait gris.
Nous profitons du spectacle des grands voiliers à la sortie, ils ont tous un AIS, on est cerné sur la carte !
 Ce fut un grand plaisir de voir ces magnifiques voiliers dans leur tenue de mer, ils sont tous aussi jolis les uns que les autres. Géants d’une autre époque ils sont aujourd’hui la plupart des bateaux écoles, emblème de leur pays. Cela a été notre petit Brest 2012 rien que pour nous !
Nous avons pris plein de photos. Puis le vent a tourné; comme d’habitude, on s’est retrouvé vent dans le pif, donc on marche au près, première prise de ris dans la grand voile vers 14H. Les enfants sont malades, et pour une fois pas l’équipière principale. A 18 H 00, on décide d’affaler le code zéro.
Yann était très content d’avoir enroulé soigneusement le screecher avec Lucas au port. La météo avait prévu 10 à 15 nœuds de vent, donc dès le départ il avait été hissé … plein d’espoir … peine perdue. Avec Force 6 et de face le descendre n‘a pas été une partie de plaisir, le vent prenant dedans, la drisse revenait jusqu’à l’arrière, heureusement  mon intervention nous aide beaucoup en étouffant cette poche d’air.
Vers 19H30, on passe le cap Finisterre, il nous gratifie de 30 à 35 noeuds de vent, donc second ris dans la Grand-voile.
Pendant le quart de Yann, nous traversons le rail du Cap Finisterre. Succession de cargos à éviter, il ne dort que peu : entre le moment ou il s’étale sur le sofa et commence à s’endormir …  le réveil sonne - 15 mn après.  Il y a 2 rails montant et 2 rails descendant. L’entre 2 rails permet de relâcher l’attention, même si il a repéré 2 cargos naviguant sur la chaussée, ou coupant la fin du rail. Le vent mollit, on re-largue le second ris, avec le moteur bâbord en appui, nous sommes toujours au près. A 00h30 la bascule de vent annoncée du Sud vers l’Ouest se manifeste ; c’est une bonne chose : elle nous est favorable. Le ciel permet de voir quelques étoiles par endroit, cela aussi c’est bon pour le moral.
En fin de nuit, le temps est beau, on appuie avec le moteur tribord car la vitesse est trop faible. Le génois est remballé. Le vent est toujours de face, on décide de changer de destination, on va sur Sanxenxo, dans la ria de Pontevedra, marre du vent de face. Vers 15H00, nous avons force 4, la pluie arrive.
Nous avons déjà rentré le génois, car le vent est de face. Nous continuons de nous appuyer du moteur.  A ce stade et comme dans toute navigation, l’équipage se munit des harnais auto gonflant dès qu’il sort du cockpit. Concernant l’annexe, afin d’éviter qu’elle se balade, en plus de l’arrimage des bossoirs, Yann la sangle, et ce à chaque navigation. Enfin et pour éviter les vols il y a en plus 2 cadenas fixés sur des câbles en inox toronnés, lesquels sont protégés par une gaine plastique. Enfin nous avons choisi volontairement une annexe légère et résistante : fond et carène en aluminium. Son poids à vide est de 53 Kg. Les boudins en hypalon.
A 17h00, le vent se met à monter et ne s’arrête pas, on prend 2 ris, juste à temps ! Nous avons 35, puis 40 nœuds. La mer grossit avec une houle d’Ouest résiduelle de 2 mètres et  des vagues  du Sud qui montent à 3 mètres, puis 4 m. Nous nous mettons à 30/40° du vent afin que le vent ne force pas trop sur la Grand Voile.
Le bruit est infernal,  les vagues commencent sérieusement à déferler, Appaloosa escalade régulièrement des montagnes d’eau puis retombe dans le creux qui suit, de vraies montagnes russes. On se dit que ça va se calmer, que c’est bon là, on a notre compte mais non cela va durer jusqu’à notre arrivée.

Nous remarquons alors que les bossoirs supportant l’annexe sont pliés, ce qui fait que les vagues tapent davantage sur l’annexe, continuant ainsi sa descente vers les vagues.
19h00. position, L : 42°26,3 N, G : 9°07,9 W. Le vent est toujours entre 40 et 45 nœuds apparents, nous marchons à 4,5/ 5 nœuds, ce qui fait un vent réel à Force 8 (Coup de vent), nous enregistrons des rafales à 48 nœuds = force 9. Dans ces rafales, l’éolienne fait un bruit du tonnerre, comme un moteur hurlant de moto passant en trombe. Les vagues font maintenant régulièrement 4 à 5 mètres, certaines doivent faire 6 m, et elles déferlent bien entendu avec ce vent. La visibilité est inférieure à 500 mètres et au plus fort des grains elle est quasi nulle, nous guettons les bateaux de pêches qui nous sont indiqués par l’AIS (système de tracking de tous les bateaux commerciaux), c’est ainsi que nous estimons les distances de visibilité. Les bossoirs plient encore, l’annexe traine par intermittence dans l’eau et commence à agir comme une ancre flottante. Yann resserre une nouvelle fois les bouts qui maintiennent l’annexe. Il détache les antivols, car nous nous disons qu’il faut être prêt à couper les bouts si l’annexe devient un danger pour nous. La main courante avant de l’annexe commencent à se déchirer. Le temps est compté pour la garder.
Par contre nous sommes en sécurité sur le bateau. Les enfants n’ont pas peur, seuls les parents stressent, et pas qu’un peu !
19h30. Position : L : 42°25,8 N ; G : 9°04,9 W. La dessus, Katell nous signale que l’avant du bateau n’est pas comme d’habitude, comment ça pas comme d’habitude ? On ne voit plus le trampoline avant. Nous regardons et nous nous apercevons ainsi que le trampoline avant avec son bout dehors ne sont  plus en place. Après un examen à la plage avant, Yann s’aperçoit que la drisse de maintien du bout dehors à casser, entrainant la rupture de la base du bout dehors, sans doute par les chocs dans la mer. Celui ci a chuté dans l’eau, il reste maintenu par les câbles « hale bas ». Donc le bout dehors pend dans l’eau, mais avec une certaine souplesse et dans le sens d’évolution du bateau; il ralentit certes le bateau mais il ne cogne nulle part à priori. Ne voyant pas de danger immédiat que le ralentissement, et ayant la préoccupation de l’annexe, nous décidons de le laisser ainsi. De plus la situation deviendrait dangereuse pour Yann d’aller essayer de le récupérer avec les paquets de mer qui montent sur le pont du bateau. Manquait plus que ça, on comprend pourquoi on ne marchait pas plus vite que ça. Il nous  ralentit et on se demande combien de temps le bazar va tenir.

Pour l’annexe, la main courante avant finit de se déchirer, elle se détache. Elle est alors traînée dans l’eau par l’attache arrière uniquement. Elle fait le sous-marin, agissant comme une ancre flottante nous ne faisons plus que 4 nœuds de moyenne. Nous voyons les rames puis le siège s’en aller. Le temps nous parait encore plus long du coup pour regagner le port le plus proche. Le vent est légèrement retombé à Force 7, toujours du Sud. La mer reste grosse et croisée. Comme l’annexe a l’air de tenir, nous décidons de continuer comme cela, même si cela perturbe la bonne marche du bateau. Nous nous attendons à une rupture du bossoir qui la retient.
20h00. Position L : 42°25,4 N ; G : 9°02,1 W. Au vue de la dérive due à nos 2 poids morts nous changeons de destination : au plus près : ce sera Porto Pedras Negras. Le bossoir qui maintenait l’annexe s’arrache, l’annexe ne tient plus que par le bout (corde) du bossoir. Si près de l’arrivée nous espérons qu’elle tienne. Nous ne savons plus quoi faire de plus pour ne pas la perdre.
20h10 : alors que nous avions bon espoir de ramener en l’état l’annexe, le dernier bout lâche : cisaillé par le bossoir arraché. Nous bondissons aussitôt à 7/8 nœuds de vitesse. Vu l’état de la météo nous ne tenterons pas de faire demi tour pour essayer de la reprendre, ce serait mettre nos vies en danger.  On rage de la voir s’éloigner du bateau mais impossible de faire quoique ce soit, la mer est trop démontée
A l’approche de Sao Vicente, ou nous pensions être plus à l’abri des vagues, l’île de Ons le  protège, en fait les conditions ne s’améliorent que très peu, les vagues déferlent encore @dans tous les sens, même si elles sont moins hautes, on est secoué et on cherche les balises d’approche, la visibilité est très limitée et nous les voyons au dernier moment. On finit par apercevoir l’entrée du port, ou les vagues déferlent, on déboule la dedans avec la Grand voile, on ne veut pas prendre le risque de l’affaler avant vu l’état de la mer. Juste après l’entrée, Yann essaie de manœuvrer au mieux, le bout dehors arraché pend sur l’étrave et gène énormément les manoeuvres, on évite la jetée puis les bateaux de pécheurs , c’est chaud , la tension ne peut pas être plus au max .
Quand je vois le port, je me dit qu’il est plein, ou vont ils nous mettre ? Les gars du port arrivent en canot, ils nous demandent notre tirant d’eau, je  leur réponds par dessus le vacarme du vent, on parle par signe, ils comprennent 2 m, non finalement c’est 1,5 m. Bref, c’est OK, on les suit, le port est petit, nous sommes la plus grosse unité et ils nous aide à nous amarrer au ponton carburant le seul de libre et le seul à notre taille.

21h30. Position : L : 42°27,5 N, L : 8°55,1 W. Nous sommes amarrés, avec l’aide des gens du port. Personne n’est blessé. La tempête remonte à 35/40 nœuds avec des rafales qui vont durer une majeure partie de la nuit.
L’accueil des espagnols est extra, ils nous disent de rester là tant que dehors c’est « temporal » (la tempête).
Les espagnols sont tout de même ahuris de nous voir, et de voir les bossoirs arrachés, plus d’annexe et le bout dehors en vrac. Ils nous disent que la météo ne l’avait pas prévu cette tempête, nous non plus d’ailleurs !
La Guarda civil enregistre la perte de notre annexe, afin que si ils la retrouvent, ils ne croient pas qu’un bateau ait coulé.
Nous sommes trempés, le temps de réchauffer un chili con carne et de prendre une bonne douche, et on va tous se coucher !

Le lendemain, le port, qui reste un petit port, et dont nous occupons l’unique ponton d’accueil pour les grosses unités, nous autorise à rester car le vent reste fort : 25 à 30 nœuds et c’est jour férié (15 Août en Espagne), ne pouvant de toute manière repartir avec le bout dehors dans cet état et avec la diligence des personnes du port, il est réparé dès le midi. Certes il reste affaibli avec des déformations. En voyant la rouille qui s’est échappée de l’éolienne, sa faible vitesse de rotation et le fait qu’elle ne débite pas d’ampère que je sais qu’elle aussi a dépassé ses limites.

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Billet n° 12 : De Porto Negras à Sanxenxo : Le jeudi 16 aout 2012.

Yann

Le 15 aout, le lendemain de la tempête, à Pedras negras, nous sommes donc à quai en contrebas du ponton carburant, et toute la journée, cela va être le défilé des gens du village, touristes,… pour venir voir le catamaran qui a subi des avaries suite à la tempête, nous sommes la curiosité du village, impossible d’être en intimité, il y a toujours au moins 5 ou 6 personnes qui sont là à observer, commenter, blablater.

Nous passerons même dans le journal local, dans un article qui a pour but d’attaquer la météo espagnole, qui n’avait pas prévu la tempête, en se servant de notre aventure comme exemple … Comme si la météo était une science exacte. Il est vrai que si la tempête avait été prévue, cela aurait été mieux mais le risque zéro n’existe pas, on le sait et il faut l’intégrer dans le voyage. Mais, malheureusement, la tendance actuelle est de trouver un responsable pour tout.

Départ donc le 16 aout, grosse appréhension de reprendre le bateau. Le choc de la tempête est dans nos têtes. C’est comme après un accident de cheval ou de voiture, il faut remonter le plus vite possible. Le vent souffle encore entre 20 et 25 nœuds. Même s’il s’agit d’une petite ballade de 1 à 2 heures, le départ est tendu.

Le départ dans l’exiguïté du port augmente un peu le stress, toutes les images de l’arrivée en catastrophe me reviennent. Et puis ça y est nous franchissons la digue … et pour changer vent de face. Un jour cela s’arrêtera.

Le temps est beau et puis petit à petit nous déstressons, nous partageons ces sentiments avec Valérie. Nous passons le petit détroit de l’ile de Ons, qui nous mène à la ria suivante, et le vent devient favorable. Nous ne déployons que le génois et nous coupons les moteurs. Pas de grand voile dans une demi heure, c’est l’arrivée. Sous le soleil et un vent de petit largue, tout va bien. Oublié le stress. Ce fut une petite ballade salvatrice.

Sanxenxo – playa Silgar y playa Bueu : 17 et 18 aout 2012.

Yann

En quelques mots : port à l’accueil correct, mais nous avons vu mieux. Port Jet Set : des bars et des magasins de vêtements branchés, le jour est calme et la nuit vibre de musique, bref tout ce pour quoi nous partons de France. Cependant la ville est sympathique, même si nous n’avons fait que l’effleurer.

Conseil, si vous voulez devenir un bon Espagnol voici la recette :

  • Dormez le matin et faites la sieste en prévision de la nuit.

  • Commencer à travailler à 10h, 9h si vous êtes courageux. Arrêter vers 13 h : le soleil tape trop fort.

  • Grignoter vers 10h puis vers 13h30/14h, recommencer vers 16h. Effet secondaire : prise de poids possible.

  • Recommencer à travailler, juste après la sieste, vers 15h/16h et jusqu’à 20h voir plus pour les commerçants (et oui ce sont toujours les mêmes qui font un métier de fou, le pire c’est qu’ils aiment ça)

  • A 23h / minuit vous manger avec des amis (en Espagne manger seul est impossible)

  • A 1h c’est le début de la fête : bar branché, discothèque. En fait je ne sais pas ce qu’ils font … nous, nous dormons.

L’escale de Sanxenxo sera aussi pour les approvisionnements frais .Et nous devons commencer à réparer le bateau.

1ère étape : acheter une nouvelle drisse hâle haut. On l’appelle ainsi, car elle permet de maintenir le tangon vers le haut. Ce même hâle haut sert aussi à hisser le tourmentin, et maintenir le bout dehors pendant le gréement (mis en place) ou le dégréement du code « O » (appelé aussi screecher). Pour changer l’ancien hâle haut sectionné par l’étai, un petit tour dans le mat sera nécessaire.

Enfin Sanxenxo, c’est le début du montage du dossier sinistre avec l’assurance. J’inspecte le bateau afin de déceler d’autres dégâts que nous n’aurions pas vu.

Après quelques jours, et en ayant acquis la certitude qu’il nous fallait un port bien équiper pour réparer le bateau, et notamment pour réaliser de nouveaux bossoirs (cela signifie une ou plusieurs sociétés qui peuvent acheter l’inox, le couper (souvent au laser) le plier, le souder, le boulonner et enfin le polir), nous décidons de faire une escale prolongée à Lisbonne, ou de toute façon les cours de CNED de Lucas sont déjà arrivés.

Le dimanche 19 Août au soir, nous sortons du port à 20h, pour mouiller à 20h20 devant la playa Silgar. Nous avons de plus en plus envie d’être entre nous, et de ne plus voir le défiler des gens qui nous regardent, pas que nous, mais tous les bateaux.

La franche sensation d’être observé comme une bête curieuse nous agace. Le mouillage sera un peu rouleur mais du bonheur. Et les Espagnols font la fête … jusque sur l’eau. En effet 2 voiliers au moteur, avec quantité de jeunes dessus, viendront nous dispenser leur musique à l’aller et au retour.

Le lendemain, nous traversons la ria au moteur et nous re mouillons à la playa Bueu (ne me demander pas pour la prononciation, j’en suis à ma 5ème leçon d’espagnol). Mouillage calme à notre grand bonheur. Nous sortons le canoë, le seul moyen de transport qui nous reste pour aller à terre. Ce sera donc une journée canoë, baignade et escalade aventureuse pour les enfants. La baignade est courte : l’eau a encore baissé et est autour de 20°C.

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