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Mardi, 19 Mars 2013 16:54

Billet n° 25 : BONAIRE ET ARUBA

Billet n° 25 : BONAIRE ET ARUBA

Valérie

Bonaire est une île de la mer des Caraïbes au large des côtes du Venezuela. Son point culminant est Brandaris et culmine à 241 mètres.

Bonaire serait une île d'origine volcanique mais les traces de cette activité ne sont plus visibles de nos jours car la mer ayant submergé l'île, il y a 70 millions d'années, le sol est formé de restes de récifs coralliens. L'île est divisée entre côte Au-Vent (Windward) à l'est et côte Sous-le-Vent (Leeward) à l'ouest et où se concentrent les lieux d'implantation humaine et l'aéroport.

Avec Aruba et Curaçao, Bonaire forme un groupe connu sous le nom d'iles ABC (pour Aruba, Bonaire et Curaçao).

Une barrière de corail entoure l'île et fait sa renommée dans le monde entier pour la plongée sous-marine (de nombreux sites de Bonaire détiennent notamment le logo anglais de plongée Diver's Paradise). L'ensemble des eaux entourant l'île est classé sanctuaire marin et permet une découverte de la faune et de la flore sous-marine avec un masque et un tuba ou des bouteilles de plongée.

L'île est connue pour ses colonies de flamants roses et ses ânes sauvages qui trouvent refuge dans le parc national de Washington Slagbaai au nord de l'île et où se trouve le point culminant, la colline de Brandaris.

Klein Bonaire (Petit Bonaire en néerlandais) est une petite île (6 km²) inhabitée située en face de Kralendijk.

Kralendijk est située à 12°10' de latitude Nord et 68°17' de longitude Ouest.

Bonaire ne compte que deux villes : Kralendijk, la capitale, et Rincon

Bien que l'anglais (90 % de la population le parle), le papiamento (85 % de la population de Bonaire) (créole) et l'espagnol (45 % de la population de Bonaire le parle), soient couramment parlés, la langue officielle est le néerlandais (langue maternelle de 2 % de la population).

Bonaire est desservi par le Flamingo International Airport situé au sud de Kralendijk.

Le Drapeau

Le triangle jaune représente le soleil et la beauté de la nature alors que le bleu représente la mer. On peut le voir comme une vague ou comme une montagne figurant les difficultés qu'ont eu à affronter les premiers habitants. La bande blanche symbolise la paix, la tranquillité et la liberté.

L'anneau noir représente une boussole avec les quatre points cardinaux en référence aux explorateurs qui ont découvert l'île. À l'intérieur, l'étoile rouge à six branches symbolise le sang et l'esprit de combat des six régions qui formaient Bonaire.

Nous sommes arrivés à Bonaire le 24 février 2013, au petit matin. Nous avons pris un corps mort car il faut savoir qu'ici, on ne peut pas jeter l'ancre, pour des raisons de protection des fonds marins. Du coup, nous voici amarrés au corps mort, moyennant 10 dollars par jour.

Comme dit plus haut, Bonaire est la Mecque de la plongée, il y a pas moins de 200 sites de plongée sur Bonaire et sur Klein Bonaire, tous très bien balisés par une bouée jaune. Pour avoir le droit de plongée en bouteille, on paye 25 dollars par an et pour le snorkelling, 10 dollars. Mais cela vaut le coup, le site est très protégé.

De prime abord, Bonaire nous plait bien, l'ile n'est pas trop peuplée, après les Roqués, on se réadapte doucement à la civilisation. Et les gens sont très sympathiques, très accueillants.

C'est calme, il y a juste ce qu'il faut pour les appros, une poste pour les envois de CNED et l'après midi, on plonge direct de l'arrière du bateau, tellement il y a à voir.

Les enfants vont d'ailleurs passer leur baptême de plongée en mer, ils étaient ravis et en redemandaient. Rozenn qui avait de l'appréhension au départ, me dit en fin de plongée : On pourrait pas continuer encore ? Pour une première fois, une vingtaine de minutes à 8 m, c'est bien.

Lucas, lui, descend dés la première fois à une dizaine de mètres, il veut replonger tous les jours.

Katell, qui a bientôt 9 ans, descend à 5 mètres et reste très zen, elle aussi veut refaire de la plongée régulièrement.

Les plongées que nous feront avec Yann les après midi sont superbes, la faune et la flore sont riches, je teste mon appareil photos à différentes profondeurs et décident d'investir dans un flash pour mieux rendre les couleurs des fonds marins. Nous ferons 5 à 6 plongées par 18 m de fond, la dernière, nous verrons des murènes, différentes sortes de corail ...

Le premier weekend, nous louons un pick up pour visiter l'ile, on commence par le sud et ses marais salants. Les enfants sont ravis, cheveux au vent dans la benne arrière du pick up.

Les routes sont bordées d'ânes sauvages, de chevaux et surtout d'iguanes.

Le midi, nous nous arrêtons au Garden Buterfly un resto bien sympa, avec des iguanes qui courent au milieu des tables ; des poules ...et surtout une énorme serre avec plein de papillons qui viennent pour la plupart du Costa Rica, un bassin avec des carpes, des palmiers, petit paradis parmi un milieu désertique qu'est Bonaire.

Le lendemain, nous visitons plutôt le nord de l'ile, ou le décor me fait penser aux cotes mexicaines, les routes sont plutôt des pistes, c'est l'aventure, même les portables ne passent pas. On découvre les flamants roses de Bonaire dans des lacs aux couleurs rosées .Le long des pistes, on guette les gros iguanes pour les prendre en photos, mais ils s'éloignent dés qu'ils entendent du bruit.

Le resto du midi nous fait découvrir de la soupe d'iguanes, bon comme du poulet, en fait. Mais à la tête de Katell, quand elle a vu les morceaux d'iguanes surnager dans la soupe, on a bien compris qu'elle ne gouterait pas.

Le lendemain, un voilier vient à notre rencontre, c'est KOANTENN, un monocoque avec Olivier et Sandra et leur deux enfants .Ils arrivent eux aussi des Roquès.Ils sont partis depuis 5 ans, et leur enfants ont l'âge de Rozenn et Katell .Les enfants accrochent bien, les parents aussi, les apéros se succèdent sur les 2 bateaux. Notre itinéraire immédiat (jusqu'en Polynésie) est commun, nous allons essayer de faire route ensemble.

Cependant, ils partent plus tôt que nous de Bonaire pour faire route sur Aruba, puis sur Carthagène en Colombie.

Nous, nous décidons de rester encore une semaine de plus sur Bonaire, on se plait bien ici, et nous n'avons pas envie de partir tout de suite. Le voyage, c'est aussi prendre son temps quand on le peut. On programme cependant notre départ en fonction du créneau météo pour le passage du Cabo de Vela qui fera l'objet d'un billet particulier.

La dernière semaine est intense en CNED, en effet, les enfants prennent de l'avance, car nous voulons visiter à Santa Marta, en Colombie, notre prochaine escale, le Parc Tayrona et la cité perdue. Trek en journée et hamac pour la nuit, le CNED n'aura pas sa place.

Ensuite, nous rejoindrons nos amis de KOANTENN aux San Blas, au Panama.

Nous partons donc de Bonaire, le vendredi, en début d'après midi, après avoir fait les clearances de sortie, la veille. Nous prévoyons d'arriver sur Aruba le lendemain matin.

Aruba est située dans les Antilles, à quelques kilomètres des côtes vénézuéliennes, au Nord de l'État de Falcón, l'île d'Aruba possède peu de végétation tropicale et des plages de sable blanc qui font sa renommée auprès des touristes. Comme la métropole, Aruba est un pays plat dont le point culminant est le mont Jamanota, à 188 mètres. Elle dépend des pays bas.

Le climat tropical est rafraîchi par des vents venant de l'océan Atlantique. Les températures sont quasi-constantes, autour de 30 °C. Très sèche, elle ne comporte qu'une petite part de la flore tropicale que l'on peut trouver ailleurs dans les Caraïbes.

Aruba se situe à 12°30' de latitude Nord et 69°58' de longitude Ouest.

Les villes principales sont Oranjestad (la capitale), Sint Nicolaas, Santa Cruz et Noord.

Dés le départ de Bonaire , au moment de larguer les amarres du corps mort , à l'avant avec Lucas, son amarre reste coincée , je suis obligée de me mettre à l 'eau pour démêler tout ça .

Petit rafraichissement bienvenue ceci dit, il fait super chaud.

On hisse la grand voile, déroule le génois et hop cap au 308, on marche à 6,5 nœuds.

A 18h00, bruit sur le pont, on n'aime pas les bruits bizarres sur le pont, ils ne présagent jamais rien de bon. On inspecte et on découvre la perte du réa de la poulie de drisse de grand voile.

On répare avec Yann en attendant mieux à Aruba .La houle vient de coté, j'aime pas, du coup je suis malade toute la nuit, ça commence bien. (Faut dire j'ai pas pris de Stugeron).

En milieu de nuit, prise de ris, on va trop vite, on arrive de nuit, si on continue à cette vitesse (on marche à 7,5 nœuds).

6Hoo, nous arrivons sur Aruba, il fait encore nuit, Yann et moi remballons le génois et affalons la grand voile. Pendant que je suis à la barre, je vois une drisse tomber du haut du mat pendant l'affalage, caramba mais que se pasa ??

.... Yann revient du pied de mat et m'annonce : on a cassé la drisse de spi et la drisse de génois !

On reste zen, le génois tient tout seul sur l'étais, il faut juste pas le dérouler, sinon il tombe.

Nous préparons l'accostage au quai des douanes, qu'on ne trouve pas tout de suite. Finalement, on le trouve, c'est juste, il y a à peine la place d'amarrer APPALOOSA et le quai est haut, il est fait pour de gros chalutiers.

On tente l'accostage à deux avec Yann, en reculant jupe arrière vers le ponton, le plan c'est que je saute avec l'amarre et que j'amarre le tout. Ca , c'est sur le papier , la théorie , le quai est juste trop haut pour que j'arrive à sauter , il y a bien des pécheurs , à coté ,qui pourrait réceptionner l'amarre, mais ils nous regardent , c'est tout .

Finalement, un douanier sort de sa cabane, un café à la main, espoir, il va nous aider, et ben non, il nous regarde lui aussi, pendant 5 à10 minutes pendant qu'on s'emmmm...à essayer d'accoster.

Au final, un éclair de lucidité, d'intelligence à du le frapper, puisqu'il réagit, il appelle les pécheurs pour nous aider, un seul vient (c'est déjà ça), on lui lance les amarres et ça va beaucoup mieux. On arrive à amarrer Appaloosa tant bien que mal, le quai est mal foutu et le vent nous éloigne de celui ci. Et tout ça sous les yeux du douanier qui n'a pas touché une amarre mais qui a gardé son café à la main !

Yann part faire les formalités, c'est rapide et austère, leur bureau est blanc comme un hôpital. Et dire qu'il faudra tout refaire pour les formalités de sortie !

On repart pour la marina Renaissance à Oranjestad, la capitale d'Aruba.

L'accueil des marineros est super, ils nous conseille de nous mettre sur les cotés de la marina car au centre, nous sommes soumis au ressac .Ce qu'on fait, on se mets donc sur les cotés, on doit juste reculer cul au quai, en larguant l'ancre quand on recule, après on amarre l'arrière, au quai. On ne l'a jamais fait, mais on y arrive du premier coup, avec en prime la chaine de l'ancre qui fait un nœud dans le guindeau (Lucas la décoince pendant la manœuvre d'accostage à grand coup de marteau) et le guindeau qui disjoncte, avec 25 noeuds de vent par le travers, dans la marina, on s'améliore.

Voilà, nous sommes amarrés à un quai, avec eau, électricité et wifi, cela faisait depuis La Gomera en novembre, qu'APPALOOSA n'avait pas eu droit à ça. Après le petit déjeuner, Yann part en reconnaissance pour trouver un sail maker, il faut absolument réparer la drisse de génois avant le passage du Cabo de Vela, et moi, je m'attaque au nettoyage du bateau avec de l'eau douce.

Les enfants eux, finissent leurs évaluations n°9 du CNED.

Yann était parti à peine depuis 5 minutes, qu'avec Lucas on se rend compte qu'APPALOOSA part de coté à presque toucher la vedette voisine, aie ! Lucas et moi, nous reprenons 2 m de chaine pour remettre le bateau dans l'axe et nous rajoutons une amarre, sur le coté au vent du bateau, opération rondement menée, le capitaine serait fier de son équipage.

La journée se passe en rinçage complet du bateau, il faut dire que l'escale de Bonaire n'a pas été cool pour APPALOOSA, il a plu du sable très régulièrement, le catamaran est marron.

Yann monte au mat pour récupérer le bout de la drisse de génois pour l'emmener chez le voilier, le ship n'a pas la pièce qu'il nous faut, mais un autre plus loin, l'a, donc mardi matin aller retour chez lui en bus (ben oui lundi, c'est férié, c'est le Flag Day). Il n'y aura plus qu'à remonter au mat pour tout repasser dedans, jusqu'en bas, là, on va pas rigoler !

Je décide de profiter de l 'électricité du ponton pour faire une machine de linge, tout va bien jusqu'à l'essorage, en fait Mère Denis, notre machine boude, elle ne vidange plus et n'essore plus .Je démonte la partie incriminée, rien n'y fait, elle boude toujours, je décide de la laisser réfléchir toute la nuit, on verra comment elle est d'humeur demain, d'autant que la journée a été bien remplie, avec notre nuit blanche de la veille.

Nous avons quand même eu le courage, d'un petit tour, en amoureux, le soir, sans les enfants, restés sur Appaloosa.

A part ça, la marina est bien placée, en plein centre ville, les maisons sont très colorées, du rose, du jaune, du bleu, de tout ,en fait et elles sont très travaillées sur les façades. De vraies maisons de Pets shup, dans la ville de Disneyworld.

La ville d'Oranjestad est touristique, les rues ne contiennent que des magasins de luxe, des casinos, des restaurants. Les touristes arrivent en paquebot, parfois 3 dans la même journée. Mais cela reste léger, de l'emplacement de marina ou on se trouve, on ne se sent pas oppressé.

Nous espérons pouvoir partir d'Aruba, le mercredi, pour bénéficier du bon créneau météo de Cabo de Vela.

Toutes les photos ici

Lu 16026 fois Dernière modification le Mardi, 13 Août 2013 18:24

3 Commentaires

  • Lien vers le commentaire Sylvestre Helsly Lundi, 06 Mai 2013 18:21 Posté par Sylvestre Helsly

    ça y est je peut voir les photos sans problèmes,ils sont magnifique

  • Lien vers le commentaire daburon Vendredi, 12 Avril 2013 13:42 Posté par daburon

    que de jolies photos, des couleurs magnifiques, et des lieux que nous avons reconnus. Restez au chaud !!!!!
    Ici c'est le déluge par intermittence, je me réchauffe en regardant vos diaporamas , heu là on dirait meme de la grele !!!!
    bisous

  • Lien vers le commentaire Patricia Mercredi, 27 Mars 2013 03:12 Posté par Patricia

    Sur le ponton d'Aruba, drapeau breton en vue! une belle rencontre avec l'equipage de l'Appaloosa, j'espere que nos vagues se recroiseront ....bonne navigation. Kenavo! Patricia

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