Vendredi, 25 Janvier 2013 14:21

BILLET N°21 : LES GRENADINES, du 25 décembre 2012 au 4 janvier 2013

BILLET N°21 : LES GRENADINES, du 25 décembre 2012 au 4 janvier 2013.

Valérie

Nous atterrissons de notre traversée de l’Atlantique à Carriacou une des iles des Grenadines, ce micro archipel s’éparpille de Grenada à Saint Vincent en une poussière d’iles volcaniques et de confettis de sable sertis de coraux.
Carriacou, son nom viendrait de l’appellation amérindienne « karyouacou »et ses premiers colons auraient été des Français, pécheurs de tortues.
De ce passé, subsistent certains noms d’origine française accrochés à quelques pointes et criques du littoral.
Carriacou est la plus grande et la plus peuplée des iles Grenadines, elle est isolée à prés de 20 milles au Nord de Grenada dont elle dépend. Cet isolement a longtemps maintenu la dernière des Grenadines hors de la fréquentation touristique intensive préservant jusqu’à nos jours son caractère authentique.
Notre arrivée se fait plus précisément sur Hillsborough, une petite bourgade, chef lieu de l’ile, où nous pouvons faire les clearances d’entrée dans le pays .Ce mouillage par 3 à 4 m de fond est confortable. Nous y resterons 3 jours, le temps de récupérer de la traversée et surtout de s’attaquer à l’hélice tribord qui est bloquée par le reste de notre code zéro, depuis le 11 décembre, fameux jour noir ou nous l’avons perdu.
Yann et moi commençons par démonter l’hélice, pour cela on gonfle les bouteilles de plongée, ce sera tout de même plus facile pour intervenir sous l’eau.
L’air de rien, nous allons y passer la journée, à démonter, puis retirer le code zéro coincé, puis remettre l’hélice. Mais le soir,  victoire, nous sommes de nouveau entièrement manoeuvrant avec nos deux moteurs.

Nous décidons ensuite d’aller sur Tyrrell Bay, un des  mouillages les plus tranquilles des Grenadines, des corps morts y sont présents, mais nous décidons de nous mettre à l’ancre. Des boats boys nous proposent des langoustes, évidemment on dit oui, ce seront nos premières langoustes. Nous sommes ici pour faire réparer le bout dehors, il paraît qu’il y a un soudeur inox et alu, c’est notre guide qui nous le dit, malheureusement, on ne l’a jamais vu. On décide donc de retourner sur Hillsborough faire la clearance de sortie. En effet, nous changeons d’ile, nous allons sur Petit Saint Vincent, passer le nouvel an.
Petit Saint Vincent est la dernière ile des Grenadines dépendant de Saint Vincent, un relief assez élevé constitué par deux collines, une immense barrière de corail et de très jolies plages sous le vent  font de PSV une ile attrayante.
En y arrivant,  le changement de décor est radical, l’eau est transparente, turquoise, on mouille par 3 m de fond, la plage n’est qu’à une centaine de mètres.
Les enfants sont ravis, ils sont dans un décor de carte postal.
Non loin, deux ilots de sable, Punaise et Morpion, amusent beaucoup les enfants.
Nous passerons de nouveau 3 à 4 jours ici, d’autant que les enfants sont en vacances, pas de CNED pendant une semaine, ils en profitent un maximum et nous aussi.

Nos copains du bateau ATIPIK nous font du pied depuis un petit moment , pour que nous les rejoignons au mouillage à Mayreau , à Salt Whistle Bay , un mouillage de rêve nous disent- ils . On ne peut pas résister et on les rejoint le 1er de l’an.
Nous partons le matin du premier de l’an, pas de mal à se lever tôt, la veille, nous nous sommes couchés à 9h00, malgré un resto sur l’ile de PSV avec les enfants pour fêter le Réveillon , nous étions crevés, peut être le contre coup de la traversée de l’Atlantique.
La traversée vers Mayreau sera rapide, malgré une mer agitée et un bon force 5, du coup on arrive vers midi, et les ATIPIK nous attendent avec un bon repas de langoustes pour le soir, super !
Mayreau est  une petite ile de moins de 3 km2, avec au nord la baie de Salt Whistle Bay, c’est un superbe mouillage, qui est très souvent encombré en haute saison et la place devient réduite pour l’évitage. Des bouées payantes sont disponibles.
Une petite bande de terre sépare la baie d’une plage sous le vent. A terre, une cocoteraie et des bungalows disséminés sous les cocotiers abritent un resto.
Nous devons pourtant partir de Mayreau, en effet, un problème de batteries nous contraint de rallier la Martinique, de plus la réparation du bout dehors n’est toujours pas faite, vu que nous n’avons pas trouver de soudeur à Tyrrell bay et les cours de CNED de Lucas nous attendent à la marina du Marin.
Nous quittons donc nos copains d’ATIPIK, nous ne savons pas quand nous les reverrons, ils ne montent sur la Martinique qu’en février et nous serons déjà partis pour le Venezuela.
Nous partons donc pour la Martinique, une escale qui n’était pas prévue au départ, mais cette une excellente base technique, et pour les réparations et améliorations d’Appaloosa que nous devons faire, c’est l’idéal, de plus,
Nous en profiterons pour faire de l’approvisionnement en rhum, on est à sec !

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