Billet n° 12 : De Porto Negras à Sanxenxo

Billet n° 12 : De Porto Negras à Sanxenxo : Le jeudi 16 aout 2012.

Yann

Le 15 aout, le lendemain de la tempête, à Pedras negras, nous sommes donc à quai en contrebas du ponton carburant, et toute la journée, cela va être le défilé des gens du village, touristes,… pour venir voir le catamaran qui a subi des avaries suite à la tempête, nous sommes la curiosité du village, impossible d’être en intimité, il y a toujours au moins 5 ou 6 personnes qui sont là à observer, commenter, blablater.

Nous passerons même dans le journal local, dans un article qui a pour but d’attaquer la météo espagnole, qui n’avait pas prévu la tempête, en se servant de notre aventure comme exemple … Comme si la météo était une science exacte. Il est vrai que si la tempête avait été prévue, cela aurait été mieux mais le risque zéro n’existe pas, on le sait et il faut l’intégrer dans le voyage. Mais, malheureusement, la tendance actuelle est de trouver un responsable pour tout.

Départ donc le 16 aout, grosse appréhension de reprendre le bateau. Le choc de la tempête est dans nos têtes. C’est comme après un accident de cheval ou de voiture, il faut remonter le plus vite possible. Le vent souffle encore entre 20 et 25 nœuds. Même s’il s’agit d’une petite ballade de 1 à 2 heures, le départ est tendu.

Le départ dans l’exiguïté du port augmente un peu le stress, toutes les images de l’arrivée en catastrophe me reviennent. Et puis ça y est nous franchissons la digue … et pour changer vent de face. Un jour cela s’arrêtera.

Le temps est beau et puis petit à petit nous déstressons, nous partageons ces sentiments avec Valérie. Nous passons le petit détroit de l’ile de Ons, qui nous mène à la ria suivante, et le vent devient favorable. Nous ne déployons que le génois et nous coupons les moteurs. Pas de grand voile dans une demi heure, c’est l’arrivée. Sous le soleil et un vent de petit largue, tout va bien. Oublié le stress. Ce fut une petite ballade salvatrice.

Sanxenxo – playa Silgar y playa Bueu : 17 et 18 aout 2012.

Yann

En quelques mots : port à l’accueil correct, mais nous avons vu mieux. Port Jet Set : des bars et des magasins de vêtements branchés, le jour est calme et la nuit vibre de musique, bref tout ce pour quoi nous partons de France. Cependant la ville est sympathique, même si nous n’avons fait que l’effleurer.

Conseil, si vous voulez devenir un bon Espagnol voici la recette :

  • Dormez le matin et faites la sieste en prévision de la nuit.

  • Commencer à travailler à 10h, 9h si vous êtes courageux. Arrêter vers 13 h : le soleil tape trop fort.

  • Grignoter vers 10h puis vers 13h30/14h, recommencer vers 16h. Effet secondaire : prise de poids possible.

  • Recommencer à travailler, juste après la sieste, vers 15h/16h et jusqu’à 20h voir plus pour les commerçants (et oui ce sont toujours les mêmes qui font un métier de fou, le pire c’est qu’ils aiment ça)

  • A 23h / minuit vous manger avec des amis (en Espagne manger seul est impossible)

  • A 1h c’est le début de la fête : bar branché, discothèque. En fait je ne sais pas ce qu’ils font … nous, nous dormons.

L’escale de Sanxenxo sera aussi pour les approvisionnements frais .Et nous devons commencer à réparer le bateau.

1ère étape : acheter une nouvelle drisse hâle haut. On l’appelle ainsi, car elle permet de maintenir le tangon vers le haut. Ce même hâle haut sert aussi à hisser le tourmentin, et maintenir le bout dehors pendant le gréement (mis en place) ou le dégréement du code « O » (appelé aussi screecher). Pour changer l’ancien hâle haut sectionné par l’étai, un petit tour dans le mat sera nécessaire.

Enfin Sanxenxo, c’est le début du montage du dossier sinistre avec l’assurance. J’inspecte le bateau afin de déceler d’autres dégâts que nous n’aurions pas vu.

Après quelques jours, et en ayant acquis la certitude qu’il nous fallait un port bien équiper pour réparer le bateau, et notamment pour réaliser de nouveaux bossoirs (cela signifie une ou plusieurs sociétés qui peuvent acheter l’inox, le couper (souvent au laser) le plier, le souder, le boulonner et enfin le polir), nous décidons de faire une escale prolongée à Lisbonne, ou de toute façon les cours de CNED de Lucas sont déjà arrivés.

Le dimanche 19 Août au soir, nous sortons du port à 20h, pour mouiller à 20h20 devant la playa Silgar. Nous avons de plus en plus envie d’être entre nous, et de ne plus voir le défiler des gens qui nous regardent, pas que nous, mais tous les bateaux.

La franche sensation d’être observé comme une bête curieuse nous agace. Le mouillage sera un peu rouleur mais du bonheur. Et les Espagnols font la fête … jusque sur l’eau. En effet 2 voiliers au moteur, avec quantité de jeunes dessus, viendront nous dispenser leur musique à l’aller et au retour.

Le lendemain, nous traversons la ria au moteur et nous re mouillons à la playa Bueu (ne me demander pas pour la prononciation, j’en suis à ma 5ème leçon d’espagnol). Mouillage calme à notre grand bonheur. Nous sortons le canoë, le seul moyen de transport qui nous reste pour aller à terre. Ce sera donc une journée canoë, baignade et escalade aventureuse pour les enfants. La baignade est courte : l’eau a encore baissé et est autour de 20°C.

Les photos ici

Dernière modification le Mardi, 13 Août 2013 14:16

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