Billet n° 9 : Fin du Golfe de Gascogne : traversée de Gijón - Asturies à la Corogne - Galice


Yann

Nous revoilà parti de Gijón pour la fin de la traversée du Golfe. Comme d’habitude la météo, ou du moins le vent s’annonce de face. Il n’annonçait pas de vent favorable avant jeudi, et nous sommes samedi 4 Août. D’où une grande leçon que je risque de me répéter souvent. Le voyageur n’a pas d’horaires, il part quand les vents sont favorables. Mais nous avons rendez vous, certes le dernier et lointain mais il nous contraints, et c’est la meilleure chance d’avoir des pépins. Il faut naviguer en météo favorable pour se préserver, préserver le bateau. Cela a l’air anodin comme cela, mais c’est de la plus haute importance. D’ailleurs ne dit-on pas qui veut aller loin ménage sa monture ?
Bref nous partons puisqu’il le faut et à mon regret parce que je commençais à prendre mes repères. Je reste un peu sur ma fin ! Comme à l’aller 2 mètres de houle nous attende à la sortie, sans doute du au plateau continental. Et puis un Pétrolier nommé « Dramgracht » nous oblige à faire un virement de bord. Tout le monde est plus ou moins barbouillé, excepté le capitaine, malheureusement comme d’habitude. Vers 14h un autre Cargo nous oblige à faire de même.
Vers 17h, le vent ayant forci nous décidons de remballer le screecher, sachant que pour Lucas et Valérie c’est une première, je passe les consignes, mais par faute d’expérience, il se met en torchon. Résultat nous devons l’affaler, cela prend 1 bonne heure à 2 et je ressort trempé. Et oui il faut aller sur le bout dehors (il s’agit d’un appendice de 2 mètres qui sort pratiquement à l’horizontal et qui permet d’amurer une autre voile plus grande que le Génois). A 18h, nous prenons un ris dans la Grand Voile, nous avons force 5.
Mais juste avant, apparaissent ce que Valérie voulait tant voir : des dauphins. Ils sont bicolores et très nombreux : au moins un trentaine. Ils évoluent de façon disséminée. Le spectacle est très beau. Les enfants sont ravis de voir ces animaux majestueux  qui glissent sur l’eau. De temps en temps un saute entièrement de l’eau. Cela dure au moins ½ heure.
Une fois le plateau continental passé, la houle s’apaise. Le soir le vent ayant faibli nous larguons le ris. La nuit la Lune joue à cache-cache  derrière les nuages, c’est un décor fantasmagorique. Après le quart de Valérie nous virons de bord. Il est tellement mauvais que je nous fais appuyer du moteur.


Le matin de l’avis de tous et un peu contre celui du capitaine, nous faisons route directe, nous perdrons moins de temps, par contre ça cogne dur. Ceux sont les conditions les plus désagréables que nous avons, elles sont aussi dures que celles que j’ai connues après les Açores. Il faudra attendre 18h pour pouvoir virer direction La Corogne avec l’appui des voiles.
La nuit suivante se passe bien, Rozenn assure un vrai quart, ce qui me permet de dormir jusqu’à minuit. Je suis fière de ma fille, elle a assuré une veille efficace. Le matin au réveil successif des enfants et de Valérie, c’est sous un ciel gris et pluvieux que nous abordons le rivage. Le temps se dégage progressivement et nous nous amarrons au quai de A Corona à 12h. Tout le monde est ravi d’être arrivé bien sur.

Les photos ici

Dernière modification le Mardi, 13 Août 2013 14:08
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1 Commentaire

  • cravic bruno
    cravic bruno Vendredi, 17 Août 2012 20:44

    Bonjour à tous

    Le golfe de Gascogne garde sa réputation de zone maritime difficile,mais cela forme de les mousses (bravo Rozenn pour ton premier quart de nuit). Je vois que le cp'taine est bien secondé par Valérie et Lucas.
    Profitez de vos escales et envoyez nous encore des photos comme celles de Gijon.

    Amitiés

    Bruno

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